Le numéro du mois

Août/septembre 2012 / Simone Weil, notre contemporaine

SAMAMA Guy
Albert Camus et Simone Weil : le sentiment du tragique, le goût de la beauté

On ignore souvent que Simone Weil a écrit une pièce de théâtre, Venise sauvée, point commun, parmi d’autres, la rapprochant de Camus, qui a toujours reconnu une dette envers elle. Venise, c’est la beauté, la fragilité du monde, qui n’est jamais perdue de vue, qui reste obstinément contemplée, même si le malheur et la quête du salut ont été les thèmes mis en avant par les premières lectures de la philosophe dans la réception de son œuvre, en partie grâce à Camus, après la Seconde Guerre mondiale.

 

Albert Camus and Simone Weil:  A sense of tragedy and a hankering for beauty

 

It is often forgotten that Simone Weil wrote a play, Venice saved (Venise sauvée), just like Camus who always acknowledged his indebtedness to her. Venice to Weil embodies both the beauty and the frailness of the world, which we cannot overlook and which we keep watching persistently – even though misfortune and the quest of salvation were the two themes more frequently brought to the fore in the immediate aftermath of WW2 when Weil’s work came under the spotlight, partly thanks to Camus.



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