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Quelle justice internationale?

L'arrestation de la journaliste Florence Hartmann en mars 2016 est venue rappeler certaines des fragilités et des insuffisances du TPIY, tandis que le soutien que lui apportaient les associations de victimes bosniaques venait en rappeler le rôle critique dans l'espoir même d'une cicatrisation des conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie. Dès 1998, Yan de Keroguen soulignait les obstacles rencontrés par les magistrats dans leurs investigations, alors que Slobodan Milosevic et Radovan Karadzic continuaient de circuler librement, illustrant ainsi les compromissions et le manque de volonté politique sur lesquels revient Joël Hubrecht en 2008, au sujet du livre de Florence Hartmann (Paix et Châtiment. Les guerres secrètes de la police et de la justice internationale, Flammarion, 2007). La justice internationale est sans cesse mise à l'épreuve de la « realpolitik », qu'il s'agisse de condamner des crimes de guerre ou de répondre aux demandes de réparation, comme le souligne Agnès Lejbowicz dans son article de 2003. Quant à la montée du terrorisme et à l'émergence d'un monde multipolaire, comme le montre Antoine Garapon après les attentats du 11 septembre 2001, ils ont décuplé les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du droit international, bien démuni face au retour des politiques de puissance. Comment faire en sorte, alors, que le fait ne l'emporte pas (toujours) sur la norme ?

 

Photo : Arie J. Jager - Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie

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