Rendez-vous

23 octobre 2017


Anthropologie de la disparition


Université Paris-Diderot

Il s’agira d’examiner dans une perspective ouverte (philosophie, anthropologie, psychanalyse, littérature), « l’avènement d’une époque de la disparition » selon les termes de Jean-Louis Déotte, philosophe. Nous comptons questionner l’exercice de la terreur, les génocides, la répression et les crimes de masse dans l’articulation « Violence d’État et psychanalyse » à la fois comme processus politique d’effacement des traces et comme dislocation des sujets (trauma, impossibilité du deuil, perte du lien à l’autre). Pourquoi certains États ont-ils recours à l’extrême violence qui vise à la déshumanisation, à l’effacement des traces et à la destruction de la possibilité de transmission, et donc à la destruction même du principe de génération. Et pourquoi le déni accompagne t’-il nécessairement cette violence extrême ? Nous parlerons aussi de différentes réponses esthétiques afin de rendre compte de subjectivités résistantes face à la disparition...

 Matin : 9H accueil des participants autour d’un café

 9H30 Ouverture par Martine Hovanessian Directrice de recherches, CNRS/Laboratoire URMIS

 Jean-Louis Déotte,Pr émérite de philosophie, Université Paris8 « Le disparu comme hors la loi. Pourquoi le disparu n’est-il pas un héros ? »
 Hélène Piralian, psychanalyste , « De la disparition à la réanimation : le chemin du deuil »
 Martine Hovanessian, anthropologue, Université Paris 7, « Une écriture de la disparition : recoudre des fragments »

 Discutant(e) : Ghyslain Lévy, psychanalyste, membre du Quatrième Groupe

Pause-déjeuner 12H30-14H

 14H Après-midi

 Hamit Bozarslan, Directeur d’études EHESS, « La « Vie nouvelle » de Ziya Gökalp et la question de l’existence-inexistence : la violence de la Turquie républicaine »
 Wadad Kochen Zebib, psychanalyste, « Du corps sans monde et hors sol » au temps suspendu. Approche croisée des temporalités et des mémoires à partir de l’œuvre d’Achille Mbembe ( Professeur d’histoire et de science politique à Johannesburg) et des témoignages de Samah Jabr ( Psychiatre et psychothérapeute palestinienne à Jérusalem) » .
 Nicolas Puig, anthropologue, Université Paris 7, IRD , Directeur adjoint, URMIS "We are ready anytime" : Exil, esthétique et politique dans la trajectoire des membres d’un groupe de rap palestinien.
 Discutant(e) : Catherine Quiminal, Pr émérite, anthropologue, Université Paris 7

Lundi 23 octobre 2017 de 9h à 18h30

Amphithéâtre Turing, Bâtiment Sophie Germain,
entrée au croisement Rue Alice Domont et Léonie Duquet et Avenue de France 75013 Paris
Inscription libre
RER/Métro : Bibliothèque François-Mitterrand
Bus : 89, 62, 64, 325
Tram : T3 3a